En quelques mots :
La psychogénéalogie et l’analyse transgénérationnelle
La psychogénéalogie et l'analyse transgénérationnelle sont des approches qui étudient l'influence des générations passées sur notre vie actuelle.
La psychogénéalogie se concentre sur la façon dont les histoires, les traumatismes et les comportements de nos ancêtres peuvent affecter notre identité, nos relations et nos émotions. Elle part du principe que nous portons en nous des héritages familiaux, souvent sans en être conscients. En explorant notre arbre généalogique et les récits familiaux, on peut mieux comprendre certains schémas répétitifs dans notre vie.
L'analyse transgénérationnelle, quant à elle, va un peu plus loin en examinant comment les dynamiques familiales se transmettent de génération en génération. Cela inclut des éléments comme les secrets de famille, les non-dits et les rôles que chacun joue au sein de la famille. Cette approche aide à éclairer des comportements ou des problèmes qui semblent récurrents dans une lignée familiale.
Ces deux approches, pour moi intriquées et complémentaires, permettent de mieux comprendre notre passé familial pour en libérer les impacts négatifs et favoriser un mieux-être.
Une thérapie qui demande de l’engagement en dehors des séances
S’aventurer sur le terrain de la psychogénéalogie, c’est se lancer dans une grande enquête sur nos origine.
A partir de votre demande initiale, nous élaborons ensemble la question qui s’adressera à votre arbre, à vos ancêtres. Cette question sera le fil conducteur de votre travail. L’arbre généalogique sur lequel l’élaboration se construit est appelé génosociogramme. Il s’agit d’une représentation non seulement de votre généalogie, mais aussi des relations entre les protagonistes, des migrations éventuelles, des métiers, des croyances, etc.
Un travail de recherche au sein des archives familiales et officielles sera donc nécessaire. Cette exploration permet d’obtenir une structure de faits vérifiables : dates de naissance, de décès, de mariages, etc. Mais aussi lieux de vie, professions, faits militaires, etc. Tous ces éléments permettent de construire des hypothèses, et de recontextualiser ce qui a pu faire événement dans la famille, ce qui a pu être caché, non, dit, etc. Mais aussi des deuils non faits, qui souvent viennent comme suinter de l’arbre et se rappeler à la descendance à travers par exemple des dates anniversaire ou des prénoms.
Comment chercher?
Déjà dans les archives familiales. Combien de trésors à découvrir dans les caves et les greniers ! Ou en questionnant vos anciens s’ils sont encore là…
Puis sur des sites dédiés à la généalogie, dont voici une liste non exhaustive :
Ancestry (recherches à l’étranger notamment)
Si vous trouvez des pistes sur ces sites, vous gagnerez du temps, et ils s’avèrent de bons outils pour recenser et centraliser les informations que vous glanerez (il existe également des cahiers de généalogie, 5 générations sont suffisantes pour le travail de psychogénéalogie).
Ensuite, il s’agit de vérifier les données trouvées, et donc de rechercher les actes. Aujourd’hui, l’essentiel des actes d’état civil sont numérisés, vous les trouverez sur les sites des archives départementales des lieux concernés. Vous y trouverez également dans la majorité des cas les registres militaires, les recensements de population, et des informations cadastrales. Puis, au cas par cas, vous pourrez parfois accéder à des informations supplémentaires.
A noter, pour les départements d’Outre-mer et les anciennes colonies : les Archives Nationales d’Outre-Mer
Enfin, concernant les personnes militaires, les morts civils pendant les guerres, les déportés de la Shoah, vous pouvez consulter les sites suivants : Mémoire des Hommes, et Yad Vashem
Et si j’ai été adopté.e ?
Il est bien sûr possible de faire un travail de psychogénéalogie si l’on a vécu l’adoption. De fait, vous êtes riches de deux familles, votre famille biologique, et votre famille d’adoption.
Des outils permettent d’explorer les zones inconnues et introuvables, comme dans le cas d’adoptions sous X. Nous partons de ce que l’on sait, même si c’est simplement des coordonnées de votre naissance. Les hypothèses seront simplement basées sur vos ressentis et vos projections concernant ces parties là de votre généalogie. Et parfois, des surprises se présentent !